
J'aimerais connaître votre opinion personnelle au sujet du don d'organes.


Bonjour,
Je suis personnellement donneur d'organes. Cette décision est arrivée un peu sur le tard puisqu'en même temps, j'ai commencé à donner mon sang, ce que je n'avais jamais fait auparavant. Donner ses organes vous renvoie en premier lieu à l'idée qu'un jour nous mourrons tous. Au-delà du simple fait que nous ne serons plus là, je crois que nous ne servirons plus à grand-chose, à part être dans le souvenir de certains qui nous ont et que l'on a aimés.
Sans aller jusqu'à dire qu'une part de moi sera dans le corps de quelqu'un d'autre, le fait de servir à prolonger une vie est intéressant. Après, tout dépend de l'idée que l'on se fait de soi-même. Certains pensent qu'ils sont tellement importants qu'il ne faut pas mutiler un corps qui, de toute façon, pourrira dans la terre et nourrira le règne animal. D'autres ne s'arrêtent pas forcément à cela et se disent que le fait de donner quelque chose de soi peut être la dernière chose que l'on peut faire librement.
Cet aspect liberté me plaît beaucoup. Il y a tellement de choses que l'on ne peut pas forcément faire de manière totalement libre que, dès qu'une possibilité se présente dans ce domaine, on doit, en tout cas je le crois, la saisir. Mais, bien sûr, cette décision doit être réfléchie et cela reste très intime. C'est une décision personnelle qui en plus devra être respectée par les proches après le passage ultime. Au plaisir!


Bonjour,
Certaines personnes sont pour le don d’organe depuis toujours, soit par conviction personnelle, soit parce qu’elles ont vécu, un jour, une situation qui impliquait cet acte. Il existe deux manières de donner des organes: vous donnez les vôtres ou vous donnez ceux de vos enfants, dont vous êtes les responsables légaux et les seuls à décider. Et ce sont deux situations qui ne s’appréhendent pas de la même manière.
Il faut savoir que le don d’organes sauve des milliers de vies, et ce simple fait motive. Il est parfaitement évident que si la vie de l’un de mes proches était en danger et que je pouvais le sauver en faisant le don de l’un de mes organes de mon vivant, je le ferais, mais seulement en partie. En effet, si cet acte devait me handicaper toute ma vie, je me sacrifierais que pour une personne ayant encore la vie devant elle, pas pour une arrière grand-mère de 85 ans, même si cela peut paraître égoïste. Si, par contre, le don n’a aucune répercussion sur ma santé, je suis prête à donner, même à un inconnu.
Pour ce qui est de donner les organes de mes enfants, ce serait à la condition qu’ils n’en gardent absolument aucune séquelle et qu’ils puissent continuer à vivre leur vie normalement. Si par contre on me demandait un organe d’un de mes enfants venant de décéder pour sauver la vie d’un autre enfant, je pense (je pense seulement, car il faut y être confronté pour savoir vraiment) que j’accepterais sans hésiter. Il est vrai que savoir que son enfant va être disséqué pour se voir retirer un organe doit être terrible, mais je pense, toujours, que j’essaierais de passer outre cet épisode pour ne penser qu’à cet autre enfant qui vivra grâce au mien.
Chacun a ses idées à ce sujet et, de toute façon, devant le fait accompli, tout le monde peut changer d’opinion!
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