
Pouvons-nous agir ou réagir contre la violence parmi les jeunes dans les écoles? La loi est-elle trop permissive? Qu'en pensez-vous?


La violence des jeunes est un signe que la société est malade. Et ce n'est peut-être pas la loi qui est permissive, mais nous tous qui sommes trop permissifs. Il y a trente ans, aucun adolescent digne de ce nom n'aurait osé lever les yeux vers un adulte et soutenir son regard en l'insultant. Aujourd'hui, c'est l'adulte qui se demande s'il ne va pas recevoir une claque du jeune qui est en face de lui. On voit bien que, même dans l'actualité quotidienne, on ne peut pas forcément se défendre en tant qu'adulte en cas d'agression, qu'elle soit verbale ou physique. Un professeur met une claque et c'est toute sa vie et sa carrière qui sont passées en revue, car il a une plainte contre lui.
On a, à mon avis, laissé trop de choses passer. Le respect de base n'existe plus et si on relevait tout ce qu'il y a à relever dans une journée, on passerait pour un râleur. Dans une salle de cinéma, il ne vient pas à l'idée de certains d'éteindre les portables et l'on entend donc, pendant les films, sonner les téléphones. Faire la queue sans essayer de blouser les gens qui se trouvent devant vous n'est plus normal.
De simples conduites de la vie quotidienne révèlent que les relations sociales se sont dégradées. Mais à la décharge des jeunes, les adultes ne sont pas forcément exempts de reproches. Dans le milieu scolaire, il est, par exemple, et c'est encore mon avis, inacceptable qu'un professeur gréviste ne prévienne ses élèves qu'au dernier moment. Non seulement il ne respecte pas ses élèves, mais aussi les parents qui doivent bien s'arranger de la situation, aussi déplaisante qu'elle soit.
Aucun commentaire